On ne gouverne pas avec des incantations !
 

On ne gouverne pas avec des incantations !

On ne gouverne pas avec des incantations !

Date : 27/01/2012

 

Après des semaines d’indécisions, de cacophonies et de rétropédalage, l’avantage est de voir enfin au grand jour dévoilé le projet socialiste de mise en faillite frauduleuse de la France et de ses valeurs.
 
Tout a déjà été dit sur la folie dépensière du programme de François Hollande, sur les promesses d’embauches massives de fonctionnaires, sur les emplois jeunes réchauffés, sur le retour de la retraite à 60 ans.
 
Tout le monde a déjà pris acte du matraquage programmé des classes moyennes, avec la progressivité de la CSG, avec la suppression du quotient familial, avec l'indexation sur le revenu de la consommation d'eau, de gaz et d'électricité, et l'instauration d'une nouvelle tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu.
 
En revanche, on n’a pas assez insisté sur le vide sidéral concernant les vrais sujets que sont la sécurité, l’immigration, l’agriculture ou l’énergie par exemple.
 
Ni sur les imprécisions et les contradictions grossières des quelques mesures évoquées…
 
Sur la sécurité, presque rien, si ce ne sont encore des promesses d’embauches de milliers de fonctionnaires de police et de gendarmerie tous les ans. Rien si ce n’est le retour de la police de proximité, qui avait échoué sous le gouvernement Jospin.
Mais qu’en est-il alors de la proposition contradictoire de retirer l’uniforme aux policiers municipaux, de leur supprimer leurs armes, livrant cette réelle et efficace police de proximité à la merci des délinquants ?
 
Sur l’immigration illégale, il promet une lutte sans merci contre elle, sans dire comment. Sur l’immigration légale : flou artistique. Qu’en est-il du projet martelé depuis si longtemps de régulariser massivement les sans-papiers ?
Pour entretenir la confusion et cultiver la contradiction, il suggère en même temps de brader la citoyenneté au profit du droit de vote des étrangers, dans une démarche purement électoraliste d’un cynisme stupéfiant!
 
« Plantez des fonctionnaires, vous récolterez des impôts », disait Clémenceau. C’est sans doute la seule récolte que pourrait espérer le candidat otage des « bios-bobos », qui veulent passer à 20% de la surface utile agricole en bio. Sauf que pour se faire, il faudrait augmenter de 545% le bio en France par rapport à 2010 ! Cela ne se ferait pas sans porter un coup terrible aux autres surfaces agricoles : céréaliers, éleveurs etc.
 
A propos de la sortie du nucléaire enfin, celle-là même qui induirait un plan social sans précédent, une hausse de 30% de la facture d'électricité et un coût vertigineux pour le démantèlement des centrales, le discours est désespérément inaudible. Plus le socialiste précise son programme, plus il se contredit : pour passer de 75% à 50% de part du nucléaire dans la production d’énergie, il projette de ne fermer qu’une centrale pendant son hypothétique mandat. C’est absurde, le compte n’y serait pas. Que serait donc la vraie longue liste des centrales condamnées ? Qu’en serait-il de Golfech ?
 
Les français ont droit à des réponses. Le candidat ne pourra pas se contenter indéfiniment de tours de passe-passe destinés uniquement à flatter tantôt l’aile gauche, tantôt le centre du PS.
 
Le débat avec Alain Juppé hier soir n’a toujours pas éclairci le tableau. On ne sait toujours pas quels corps administratifs le candidat socialiste amputera au profit de l’Éducation national et du ministère de l’Intérieur.
 
On ne gouverne pas avec des incantations. Il ne suffit hélas pas de décréter pas l’augmentation de 500% de la croissance pour 2014. On gouverne avec des décisions claires et courageuses. On gouverne avec des actes.
 

« Comment un candidat tellement coupé des réalités, président du Conseil général champion de France de l’explosion des dépenses et de la dette pourrait-il présider aux destinées de la France en temps de crise? Comment un candidat aussi vague et indécis, qui ne parvient pas à gérer une équipe de campagne de 20 personnes, pourrait-il gérer un pays de 65 millions d’habitants? », s’interroge Brigitte Barèges.